Le Souvenir Français     Comité de Pau-Béarn
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ACTUALITE  2019
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Le temps passé n’est plus et pourtant il reste présent

Pour construire aujourd’hui et inventer demain.

Au début de cette année  2019, le Souvenir Français

 Vous adresse ses vœux de paix, de joie et d’espérance.


Le Souvenir Français Comité Pau Béarn 16, rue du Pasteur Cadier 64000 PAU

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          Compte rendu de l’Assemblée Générale

                           du Souvenir Français                                                      

 

Le 26 janvier 2019,  le Comité de Pau-Béarn  réunit une soixantaine de personnes au château de Franqueville à Bizanos pour son Assemblée Générale,

 Parmi les personnalités présentes Madame Marteel représentant Monsieur Bayrou, Monsieur SANS maire de Rébénacq, Monsieur DUDRET maire de Rontignon et Monsieur TEULERE adjoint au maire de Portet. Monsieur VERGEZ directeur de l’ONAC-VG monsieur NAGY délégué général  et les Présidentes et Président d’Associations des A.C.-V.G. et de la Mémoire.

Le rapport d’activité détaillé énuméré  par Mesdames POULOU et MALESSART fait état des différentes cérémonies patriotiques et associatives, des expositions, du rallye citoyen lycéen,  des conférences. Il est rappelé l’entretien des tombes effectué par les Vétéran Paratroopers et certains membres. Depuis 2 ans le Comité participe aux voyages mémoriels qui ont été réalisés par les Lycée Saint Dominique, l’Immaculée Conception et les enfants du conseil municipal de Gelos. Ensuite les prises de paroles de Mr NAGY délégué général de Monsieur VERGEZ et Madame MARTEEL.

Récompenses accordées  :

 Diplômes d’honneur :   Mesdames  CLERTE  Simone  –  DUPONT  Anne Marie-  Messieurs  BRASSIER Lucien -  FERKI  Alain –  DE FAUVILLE  Philippe– GERARD Julien –  MAHEROU  Michel– MALESSART Gaston – MONGABURE Jean François-

Médailles de Bronze : Mesdames LOUSTAU  Jeanne – MALESSART Nelly  – Messieurs BOISSON Jean Jacques – BOYER  Albert (Porte drapeau)– JACQUET Alain –                       LAPLACE Gérard - OBE Jean Jacques.

Médailles d’Argent  :  Mesdames BELLOCQ  Maryse -  AMOURABEN Christiane – BOISSON MEIGNEN Georgette  Messieurs RIBAUDO Antoine – AMOURABEN Eric

Médailles de Vermeil : Messieurs CAZENAVE  Claude -  GUITTER Michel                     BERGERET Albert.


L’assemblée terminée, les participants se retrouvent pour le verre de l’amitié et un repas



             
            




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Le 28 mars 2019 lors de la réunion mensuelle le délégué général du 64  Lajos NAGY a nommé au nom du Souvenir Français, la présidente du comité de Pau Béarn délégué générale adjointe, Georgette BOISSON MEIGNEN, elle rejoint Eric AMOURABEN et Jean RIOTTE.

Rappelons que le Souvenir Français du 64 comporte 4 comités :

Comité d’Oloron Ste Marie

Comité Anglet Pays Basque

Comité d’Orthez

Comite de Pau Béarn

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27 mars 2019

Rallye citoyen des lycéens à Gelos



Pour la première fois depuis 10 ans ce rallye change de lieu, habituellement à l’E.T.A.P., il se déroule au stade d’Eaux Vives. Il est organisé par le lieutenant-colonel Christophe BAYARD . Chaque élève doit aller de stand en stand au total 14 et répondre à des défis ou à des questions. Le thème : « 1919 -2019 … les Blessés »  Le Souvenir Français présent sur un stand commun avec l’O.N.A.C.-V.G. et l’I.H.ED.N. Il y avait 14 équipes de 8 lycéens une seule par lycée.


Les lycéens attendent la remise des prix


   Les élèves ravis de voir le parachutiste.

          L'équipe gagnante.


    Remise des prix.



   Sur le stand.


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                                                         Le Buste de Bernadotte à Oloron

Maurice NOIROT, président honoraire du Souvenir Français comité de Pau Béarn,  décédé en octobre 2017 aurait aimé voir le buste de

Bernadotte qu’il avait commandé et financé au sculpteurYves LACOSTE des Hautes Pyrénées et le socle à l’entreprise MONCAYOLA d’Arudy.

C’est Jacqueline NOIROT son épouse qui a fait don du buste de Bernadotte à la ville d’Oloron.

Maurice NOIROT avait également offert à la ville de Pau le mémorial aux pionniers de l’aviation, érigé près du Palais Beaumont et le buste du

général André POMMIES  dans le parc Lawrence










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Remise d’un bouquet de fleurs devant le buste de VANDENBERGHE

   à Billère le 15 mai 2019 par le Comité de Pau-Béarn


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                                Rhin & Danube - Remise du Drapeau

COMPTE RENDU  du 17 mai 2019



La remise du drapeau de Rhin et Danube a eu lieu le 17 mai 2019 au lycée Saint Cricq de Pau en présence de 30 élèves et d’une vingtaine de personnes dont
 Monsieur Barière inspecteur d’académie des Pyrénées Atlantiques,
 
 Madame Jouhandeaux représentant le maire de PAU.

Monsieur Nagy Lajos délégué général du Souvenir Français 64

Monsieur Didier Bernard Président de la Société des Membres de la Légion d’Honneur de PAU,

Madame Beaussier Marie Héléne Présidente de l’Association Nationale des Membres de l’Ordre National du Mérite section des Pyrénées Atlantiques,

Monsieur Brassier Lucien Union des Médaillés Militaires « 188ème section de Pau »

Monsieur Pianetti Christian Président section des Pyrénées Atlantiques « G.R. 55 » de la Fédération Nationale André Maginot  et Président du
Comité d’Entente des Associations des AC et VG de Pau

Monsieur Boisson Jean Jacques Président des Fils et Filles des Morts pour la France des Pyrénées Atlantiques

Les  Présidents étaient accompagnés de leur Porte-drapeau.

Excusés Monsieur Eric Spitz Préfet

Monsieur Sieper proviseur du Lycée est fier d’avoir signé cette convention avec le Souvenir Français, remercie Monsieur Seneque professeur d’histoire
qui a motivé ses élèves.
Madame Boisson Meignen présidente du comité de Pau Béarn présente l’histoire de la 1ère Armée complétée par le travail des élèves.

Ensuite le drapeau est remis par un ancien combattant Mr Pianetti à la présidente qui le transmet à Mr Sieper qui le déploie pour recevoir la
cravate du Souvenir Français du délégué général. Le proviseur remet ce drapeau à un élève  de terminal (qui a porté le drapeau pour le 8 mai)
qui est entouré de 2 autres élèves.

Le Proviseur rappelle l’engagement du Lycée de sortir le drapeau pour le 8 mai et le 11 novembre, c’est une première dans le département et espère
que cela servira d’exemple. Il ne faut pas oublier que nos grands parents et arrière grands parents ont donné leur vie pour la France.


Les personnalités

Les Porte-Drapeau

Monsieur Nagy 

Monsieur Siepper
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Remise du Drapeau à Monsieur Siepper


Remise du Drapeau à un élève
Lycée Saint Cricq  1ère Armée et association RHIN et DANUBE 17/06/2019

La 1ère armée française fut le nom donné aux unités militaires placées sous les ordres du général de Lattre de Tassigny et assignées à la libération du territoire français.  En septembre 1944, elle reçut enfin ce titre de 1ère armée,   puis bientôt surnommée « Rhin et Danube » en raison de ses victoires remportées sur le Rhin et le Danube entre le 31 mars et le 26 avril 1945. L’insigne de la 1ère Armée Française a repris les armes du blason de la ville de Colmar et en traits bleus sont symbolisés les deux grands fleuves européens.
Le 23 avril 1968,  en dévoilant la plaque commémorative de la 1ère armée sur l’esplanade des Villes – Compagnons de la Libération, le général de Gaulle prononça les paroles suivantes :
« Aux Soldats de la Première Armée Française qui,  devant l’Histoire, ont payé le Prix de la Liberté.  La France pourrait-elle oublier cette Armée venue d’Afrique qui réunissait les Français libres de la 1re DFL, les pieds noirs, les goumiers et les tirailleurs marocains, algériens, tunisiens, sénégalais, les soldats des territoires d’Outre-mer,   les évadés de France par l’Espagne,  les anciens de l’Armée d’Armistice et des Chantiers de Jeunesse.  La France pourrait-elle oublier ces 250 000 hommes auxquels,  par la volonté du général Jean de Lattre de Tassigny, vinrent s’amalgamer 150 000 volontaires des Forces Françaises de l’Intérieur.  La France pourrait-elle oublier que cette armée a libéré le tiers de son territoire et que, sans elle, son chef n’aurait pas été à Berlin le 8 mai 1945 pour signer l’acte de capitulation de l’Allemagne. Pourrions-nous accepter que nos cimetières où se mêlent par milliers, les croix chrétiennes, les étoiles juives et les croissants de l’Islam, soient ensevelis sous l’oubli et l’ingratitude.  Le Souvenir ! C’est non pas seulement un pieux hommage rendu aux morts,  mais un ferment toujours à l’œuvre dans les actions des vivants. »
 Le Gouvernement provisoire de la République Française la dissout à la fin du
 du mois de juillet 1945. Au même moment, le général de Lattre de Tassigny décida de fonder une association qui regrouperait les Anciens de la 1ère Armée dénommée « RHIN et DANUBE ».
 Elle fut fondée officiellement le 4 octobre 1945
Ce qui correspond à un autre instant important de son histoire. Elle a plusieurs missions : maintenir les liens de camaraderie, l’entraide entre ses membres, représenter les vétérans de la 1re Armée auprès des autorités publiques,     organiser des périodes de préparation militaire et entretenir la mémoire de l’Armée de Lattre.
Elle est reconnue d’utilité publique le 7 octobre 1947
Elle peut remplir toutes ces missions car elle dispose des subventions versées par le ministère des Anciens Combattants, des cotisations de ses membres, des dons, elle vend des objets dérivés comme des médailles, des disques, elle émet des billets de la Loterie nationale… Ses finances sont telles qu’elle achète un immeuble à Paris, rue Eugène Flachat dans le 17e arrondissement, pour en faire son siège social. Cette grande association a fusionné au sein du Souvenir Français en 2000.

La relève institutionnelle depuis la disparition de Rhin et Danube en 2005 est assurée entre autres par l’Institut vendéen de Lattre-Clemenceau, la Fondation Maréchal de Lattre et par le Souvenir Français. Ce dernier est l’héritier de l’association Rhin et Danube et l’immeuble devient le siège de notre association. Nous sommes par conséquent le principal porteur de la mémoire de la 1ère Armée

A surveiller l’entretien des monuments et stèles rendant hommage à la Première armée et au Maréchal de Lattre ;
o    A sauvegarder les « couleurs » de l’association en mettant une cravate de Rhin et Danube sur l’ensemble des drapeaux du Souvenir Français ;
o    A faire vivre les drapeaux des comités de Rhin et Danube en les déposant dans les établissements scolaires ;
o    A déposer les archives de l’association au Service Historique de la Défense à Vincennes ;
A rendre hommage aux derniers combattants de Rhin et Danube


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Mardi 28 mai 2019

Le collège de la Hourquie de MORLAAS  présente le voyage mémoriel des élèves de 3ème C  et 3ème F . Les parents des élèves sont présents ainsi que le Président de Maginot  GR55 Christian PIANETTI et la Présidente du Souvenir Français comité de Pau Georgette BOISSON MEIGNEN. Ces associations ont participé financièrement au voyage.

  Après un reportage sur leur voyage et une émission de radio crée par les collégiens, un petit recueil dessiné par les collégiens nous offert pour nous remercier "A  Ceux de 14 ".
  





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                                             CEREMONIE IDRON 15 juin 2019

Cette année la cérémonie en hommage aux fusillés du  bois du Lanot revêt un caractère particulier. Eric AMOURABEN policier palois passe 10 ans de sa vie pour donner un nom à l’inconnu qui

a été fusillé en même temps que son grand père. Enfin en mars 2019 il a eu la certitude que cet inconnu s’appelait Georges CORAN. Il est remercié par la famille de Georges CORAN qui était

présente pour voir le nom de ce dernier sur la stèle.

Après les discours de Madame HILD maire d’IDRON et Madame BOISSON MEIGNEN, Claire BAUDOIN a interprété le Chant des Partisans et la Marseillaise. Que d'émotion ressentie.




Une centaine de personnes se sont rendues au Bois du Lanot à Idron.

Des membres de la famille Coran avaient fait le déplacement

Sur les lieux-même de l'exécution des cinq hommes.




Le discours de la Présidente du souvenir Français (voir ci-dessous)

Les membres de la famille Coran avec Eric Amouraben (au centre)

Une assemblée consciente de vivre une étape importante du devoir de mémoire.




C’était il y a 75 ans le 15 juin 1944  en fin
d’après midi un camion s’engouffre dans
le
  bois du Lanot  où nous sommes.
Là, à  l’abri
  des regards, cinq hommes
sont
débarqués et abattus sauvagement  après avoir été forcés de creuser leur propre tombe.


-René AMIEL né à Lourdes  en 1916, il a rejoint le Corps Franc     Pommiès et lutte contre l’occupant au sein de la compagnie Vernet. Il est fait prisonnier le 14 juin 1944 à Sévignac Meyracq lors d’un accrochage avec l’ennemi.  Le lendemain il est fusillé victime de son engagement patriotique pour la France à 28 ans




-Pierre COTONAT né le 6 février 1905 à Barbazan (Haute Garonne)   Marié en 1928 à PARACHE Joséphine, ils eurent deux enfants.   Il fit une partie de sa carrière dans la gendarmerie. C’est en août 1941 que le gendarme COTONAT offre sa démission fort de sa réussite au concours d’Inspecteur de Police après avoir suivi des cours par correspondance. C’est par arrêté du 16 août 1941 qu’il est nommé Inspecteur des Renseignements Généraux à la Surveillance du Territoire à PAU. Il est affecté à la 17ème Brigade de Police Judiciaire.

Le 10 juin 1944, il est de ceux qui s’échappent par les fenêtres du 19 rue Pasteur à PAU où siège la Police Judiciaire avec son chef le commissaire SPOTTI et une quinzaine d’inspecteurs alors que les allemands bouclent le quartier.  Il reviendra à son service le 12 juin avec des collègues pour s’emparer des armes, des voitures et du matériel de la brigade avant de rejoindre provisoirement le Maquis de Rébénacq. Le 14 juin, l’Inspecteur COTONAT est blessé au bras lors du combat tout comme ses camarades, Ils seront conduits à PAU, Pierre COTONAT est torturé et amené le lendemain dans ce lieu. Il a 39 ans.


-Michel LOUSTAU né le 3 mars 1898 à AYDUS  (Pyrénées Atlantiques)     Marié  à  Léonie FAURE  2 enfants sont nés de cette union.   Engagé volontaire pour la Première Guerre mondiale, il sera soldat au 18ème Régiment d’Infanterie puis au 49ème  Régiment d’Infanterie en 1915. Il participera aux différentes batailles de la Grande Guerre. Il sera blessé par éclats d’obus à Craonne le 5 mai 1917.                       

 C’est en 1921 qu’il commence une carrière dans la gendarmerie où il sera en poste dans différents groupements de gendarmerie en Algérie, en Nouvelle Calédonie.    Il commence une carrière dans la Police Nationale en juillet 1939 où il est inspecteur stagiaire dans la Police Spéciale à Hendaye. Expulsé de cette ville (zone occupée) par les Allemands dès août 1940 il est muté à Mont de Marsan puis à Bayonne.

 En 1942 il est Inspecteur aux Renseignements Généraux de Bayonne puis de Tarbes, il sera détaché à Orthez. Le 1er décembre 1943 il est en poste définitif à la 17ème Brigade de la Police Judiciaire à PAU. Il fait parti des Forces de la Résistance, participe au combat de Rébénacq où il est fait prisonnier, torturé.  Le lendemain il est dans le camion. Il a 46 ans


-Louis MOURLHON né le 29 juillet 1912 à MERLINES  (Corrèze)  Marié en 1935 à Georgette GIL 1 enfant est né de cette union.     Il rentre dans la Police, tout d’abord secrétaire adjoint de Police à Albi. Il est titulaire du Brevet élémentaire et du B.E.P.S. En 1938 inspecteur stagiaire dans la police spéciale à Bellegarde dans l’Ain ensuite en 1939 il est affecté à la 17ème Brigade de Police Mobile de PAU. Il est inspecteur de 7ème classe. Il saute avec les autres policiers du commissariat pour échapper aux Allemands, participe  au combat de Rébénacq, il est fait prisonnier, torturé et il est dans le camion. Il a 31 ans.







  Léon Georges CORAN   né le 17 octobre 1899 à PREIGNAC (Gironde)
Marié à Léa DUFRECHOU en 1935   de leur union est né 1 fille


Les indications sur celui qui était jusqu’à cette année l’Inconnu d’Idron sont parcellaires et peu précises mais les témoignages de la famille couplés aux quelques documents détenus permettent d’établir certains faits

Tout juste majeur, à l’instar de ses frères Georges CORAN s’engage volontairement dans l’armée en 1918 pour une durée de 4 ans. Il est affecté dans la marine de guerre. Le 11 novembre voit la fin du conflit mais il poursuit son contrat. A cette époque il exerce la profession de  boulanger.

1939-40, Georges Coran est mobilisé comme Timonier au sein de la Marine nationale. Il est affecté sur le navire « Victoria » puis sur le « Terre Neuve » C’est sur ce dernier qu’il se trouvera lorsque la flotte anglaise le coule au large de Mers-el-Kébir le 6 juillet 1940. Marqué par la défaite de l’armée française puis l’armistice signé par le Maréchal Pétain chef de l’Etat français






















































Depuis une recrudescence d’attaques de convois allemands aux alentours d’Aire sur Adour, et la mort de plusieurs soldats, les allemands mettent sous état de siège la ville landaise dès le 13 juin 1944. Une kommandantur provisoire est installée à l’Hôtel Terminus, non loin de la Mairie. Deux colonnes allemandes  arrivent, l’une de Pau l’autre de Mont de Marsan.
Le maire René Méricam est menacé de mort, des fouilles, perquisitions ont lieues, dans des bâtiments, des maisons. Des barrages de filtrage sont établis à toutes les entrées de la ville, et sur le Pont qui enjambe l’Adour.



Claire BAUDOIN a interprété le Chant des Partisans et la Marseillaise

Une plaque a ete ajoutee sur la stele rendantson identite au martyr inconnu  Georges CORAN




































C’est dans cet atmosphère menaçante que Georges Coran se trouve route de Bordeaux, à côté de la « pension Dupouy » . Il travaille avec le nommé Gaston MOUCHEZ dans une prairie pour le compte d’Adèle Pabon.

Un témoin, la tenancière de la pension aperçoit alors une patrouille allemande qui les contrôle, les fouille, Georges Coran est immédiatement roué de coups, il est ramené avec Gaston Mouchez, les mains sur la tête jusqu’au Pont qui enjambe l’Adour, puis à la Kommandantur provisoire. Il en sort quelques instants plus tard encadré par les Allemands et à le temps de lâcher en patois à son cousin présent devant l’hôtel Terminus, « quey soy foutut » (je suis foutu) .
Il est emmené à Pau ce même 14 juin. Il est interrogé et torturé le 15 juin puis sera fusillé à Idron au Lanot entre 18h00 et 20h00.
Pourquoi Gaston MOUCHEZ est laissé libre, Etant décédé en 1948 il n’est  pas entendu par les gendarmes qui enquêtèrent en juin 1950.
Seuls des témoignages peu précis permettent d’établir que la fouille de Coran par les Allemands est déterminante. Il est fouillé, battu et ramené manu militari. Les témoignages de famille parlent d’un carnet compromettant, d’une arme ou d’une lettre à son épouse dans laquelle il lui fait part de son intention de réserver  une balle aux allemands. Le Maire de l’époque pense que CORAN «  avait en sa possession un carnet avec de vagues notes qui pouvait laisser penser qu’il appartenait à la Résistance ou en tous cas il était hostile aux Allemands »
Son corps non identifié à la Libération, il fut enterré avec les honneurs au cimetière de Pau à côté de la tombe de Michel Loustau. Le numéro d’exhumation et de sépulture est le N°49. Ensuite, en juin 1962, son corps fut transféré dans une toute nouvelle nécropole à LA DOUA à VILLEURBANNE sous le numéro carré E, rang 5, tombe 6.
Ce numéro sera remplacé cette année par son nom, grâce  à la ténacité d’Eric AMOURABEN  et l’aide finacière du  Souvenir Français pour les exhumations et les tests ADN.
Georges CORAN est le cinquième fusillé du 15 juin 1944. Il a 45 ans.
Je vous remercie

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Contact :      communication@souvenir-francais.fr


Photo Robert CONTUCCI
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   A la mémoire des morts
d'Afrique du Nord




Le 7 juillet 2001 était inauguré à Billère, face au cimetière Californie, un mémorial érigé à la mémoire des morts en Afrique du Nord. Les noms de 150 victimes béarnaises et souletines, de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie sont gravés. Une cérémonie a lieu tous les ans aux environs de la date d’inauguration organisée par les ACPG-CATM, la FNACA, l’UNC.
      


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           Cérémonie du 3 juillet à Portet (Pyrénées Atlantiques)




C’est un souvenir douloureux et marquant de la Seconde Guerre mondiale en Béarn. Portet connut un épisode tragique le 3 juillet 1944.
Ce jour-là, mille deux cents Allemands venant de Pau montent à l’assaut de ce petit village niché sur un coteau du Vic-Bilh, dans le nord
 Béarn, afin de neutraliser un rassemblement de cent soixante résistants qui s’y sont installés et organisés depuis l’annonce du débarquement des alliés en Normandie.

Quinze résistants et cinq victimes civiles tombent au champ d’honneur. Les maisons sont pillées, vingt incendiées, dont une avec ses  propriétaires. Quarante-cinq maquisards sont capturés, transportés vers Pau et interrogés sous la torture. Ils seront tous exécutés au Pont-Long, à la sortie de Pau.
Cette page de l’Histoire a laissé un souvenir marquant dans les mémoires et depuis, le village de Portet commémore chaque 3 juillet, la  Journée du Souvenir.



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Le 3 juillet présentation du livre de Monsieur Jean François VERGEZ « La Seconde Guerre Mondiale dans les Basses-Pyrénées » à la Mairie d’Orthez en présence de :
Monsieur Emmanuel  HANON maire d’Orthez,
Monsieur Bernard MOLERES président département des Amis de la Résistance ANACR
Monsieur André CUYEU Président départemental de l’ADIRP-64-FNDIRP
Le Mémorial de Bidart, suggère, en un seul lieu, la complexité de ce conflit, avec ses drames et la permanente actualité de ses enjeux : respect de la dignité des individus, démocratie, libertés et paix. Il décrit
la dynamique de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale : le conflit a débuté par un effondrement militaire, politique et moral de la France ;il a sombré jusqu’à l’anéantissement de l’Homme et a pris fin à force de combats.
 Une promesse de paix  et de droits imprescriptibles, universellement reconnus, l’a prolongé. (Extrait du livre page 12)








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 Cérémonies du 7 juillet 2019  

 Morlaas -    Berlanne cérémonie à la Clairière des Fusillés (10 fusillés)
 Souye         Cérémonie devant la stèle commémorative (5 fusillés)
 Monassut    Dépôt de gerbe devant le carré des Morts pour la France
                           et devant la stèle commémorative (12 fusillés)

                                                                      Monassut  :  Dépôt de gerbe devant le carré des Morts pour la France
                                                                                     et devant la stèle commémorative (12 fusillés)

                            Monassut : la stèle


                                                                                 La clairière de Morlaas Berlanne

                                      Souye
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Hommage aux Justes de France
21 juillet à Pau



Cérémonie au Rond-point de la Gare pour la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat français et d’hommage aux « Juste » de France.
Qu' est-ce un « Juste » ?
Pendant la seconde guerre mondiale, en France, un certain nombre d’hommes ou de femmes non juifs ont aidés des juifs  en leur fournissant nourriture, vêtements, abris, caches, faux papiers. Il fallait échapper aux rafles que ce soit en zone occupée ou en  zone libre.
En 1953, une loi israélienne qui institue le Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, crée le titre de « Juste un alinéa  de cette loi prescrit de rendre hommage aux « Justes parmi les  Nations » qui ont risqué leur vie pour sauver des  Juifs en tout désintéressement.
En France, il y a  plus de 3000 « Justes »

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Hommage à Daniel ARGOTE

Le 10 août 1944 Daniel Argote, instituteur et secrétaire de mairie à Sallespisse, chef de la Résistance locale est tué par les nazis à Orthez.

Un hommage lui est rendu ce samedi 10 août 2019 par les élus du territoire,

devant ses enfants Suzy Jovenet et Guy Argote.

D'abord, une gerbe est déposée à la stèle érigée sur la route de Biron là où il a été tué et ensuite au

cimetière Guanille devant sa tombe, un moment de recueillement.




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