Le Souvenir Français
Comité de Pau-Béarn
Calendrier de novembre-décembre 1914
                          
 
    Dimanche         
 29 novembre 1914                                                                            
Les civils invités à quitter Armentières

Le journal Le Temps publie un article du Nord Maritime concernant Armentières et Lille. Le journal annonce qu'un avis vient d'être placardé à Armentières et Hazebrouck, par les soins et sur l'ordre des autorités militaires anglaises qui protègent Armentières : « A partir du 27 du courant, nul habitant d'Armentières évacué ou ayant quitté la ville, ne pourra plus la réintégrer avant nouvel ordre. Cette mesure est prise en raison de la disette des approvisionnements qui commence à se faire sentir, malgré l'exode de plus des cinq sixièmes de la population. »


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                     Lundi
30 novembre 1914   

Deschanel craint que la guerre dure des années


Alors que le général Foch réunit les commandants de corps d’armée pour réfléchir aux opportunités d’une offensive utile dans le Nord, un ouvrage sur les origine de la Guerre, « Le livre jaune » paraît en France et va être diffusé à l’étranger. Ce Même 30 novembre 1914, le président de la République Raymond Poincaré, le président du Conseil René Viviani et les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat se rendent en  visite aux armées. Ils tiennent à manifester le soutien de toute la Nation aux soldats qui se trouvent engagés sur le front et assurer les blessés que la France pense à eux. On salue aussi ceux qui sont morts pour la France. Sur le chemin du retour Paul Deschanel confie au général Gallieni son inquiétude sur la suite du conflit :  » La guerre va s’éterniser, durer des saisons, des années peut-être »
                                                      






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                   Mardi
1er décembre 1914

La Grande guerre. La Vie en Lorraine
René Mercier
Edition de "l'Est républicain" (Nancy)
Date d'édition : 1914-1915
LE GÉNÉRALISSIME A THANN
« Je vous apporte, dit-il, le baiser de la France »

Paris, 1er décembre, 1914.
Le « Bulletin des armées » raconte une récente visite du général Joffre dans la région de Thann, où il fut reçu par les notables alsaciens, qui assurent l'administration municipale.
Le général leur dit :
« Notre retour est définitif. Vous êtes Français pour toujours.
« La France vous apporte, avec les libertés qu'elle représenta toujours, le respect de vos libertés alsaciennes, de vos traditions, de vos convictions, de vos moeurs.
« Je suis la France. Vous êtes l'Alsace. Je vous apporte le baiser de la France. »
Ce fut alors une minute d'émotion poignante.
Les Alsaciens remercient d'une voix émue, disant : « Vous pouvez compter sur nous. »
Le départ du général Joffre fut salué par les cris des vieilles gens et des enfants accourus, cris de « Vive la France ! Vive l'Alsace française.
 



            
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      Mercredi
2 décembre 1914
la Tête-de-Faux redevient française

Dans les Vosges, près du col du Bonhomme, les soldats des 28e et 30e bataillons de chasseurs alpins et les fantassins du 215e régiment d’infanterie s’emparent de la Tête-de-Faux. Ce succès donnent le moral aux hommes qui ont fait le maximum pour prendre le dessus sur l’ennemi. Sur la rive droite de la Moselle, les Français marquent des points au nord de Pont-à-Mousson et réoccupent les villages de Lesménil et Le Signal-de-Xon. En Alsace, les soldats confortent leurs positions sur une ligne qui va d’Aspach jusqu’à Burnhaupt.
                                                                                                                     
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            Jeudi
3 décembre 1914
Petites négociations entre Vienne et Rome

Si l’Italie demeure en dehors du conflit pour l’heure, des négociations sont ouvertes entre Rome et Vienne pour déterminer les compensations à accorder aux Italiens pour leur maintien de leur neutralité. Devant le Parlement Salandra définit ainsi la nouvelle diplomatie de l’italie : « L’Italie a des droits vitaux à sauvegarder, des aspirations justes à affirmer et à soutenir ». Le 3 décembre 1914 alors que les discussions vont bon train, Rome reconnaît qu’une de ses garnisons stationnées dans le Fezzan a subi l’attaque de troupes des Sénoussistes. Sur le Front français on enregistre ce même jour deux contre-attaques allemandes à la fois dans les Vosges ainsi qu’en Argonne marnaise. Dans les Balkans, les Serbes déclenchent une contre-offensive entre Semendria et le massif de Rudnik tandis que les Austro-Hongrois attaquent en Galicie. C’est le commencement de la bataille de Limanowa. 

  


                                                                                                     
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     Vendredi          
4 décembre 1914        
                                               L'exécution de Vingré

L’exécution des six condamnés à mort a lieu à 7h30, à 200 mètres à l’ouest du calvaire de Vingré, situé à l’embranchement des deux chemins allant à Nouvron. Assistent à la parade d’exécution : les quatre compagnies de réserve du 298ème ; deux compagnies du 216ème et une compagnie du 238ème. Les troupes sont commandées par le Lieutenant Colonel Pinoteau. Les condamnés qui ont passé la nuit dans la prison du poste de police sont amenés à 7h30 par un piquet de 50 hommes et fusillés. Après l’exécution qui se passe sans incident, les troupes défilent devant les cadavres et rentrent dans leur cantonnement

                                                                                                 

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       Samedi        
5 décembre 1914
                                                Marie-Curie à Furnes
                                                                                                                                                            

À l’hôpital militaire de Furnes, le docteur Frans Daels voit arriver chaque jour des centaines de soldats atrocement mutilés. Face à l’ampleur de la tâche, il décide de faire appel à l’une de ses connaissances, Marie Curie. "Avant guerre, il était professeur de gynécologie à l’Université de Gand. Il avait eu des contacts avec Marie Curie pour comprendre comment le cancer féminin pouvait être traité par le radium. Il n’avait jamais cru qu’une scientifique si importante lui viendrait au secours, mais pourtant dès le 5 décembre 1914, elle est arrivée ici à Furnes avec une voiture de radiologie", explique Roseline Debaillie. Ce sera la première d’une série de 10 visites en Belgique, rien que pour la première année de guerre  

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     Dimanche
6 décembre 1914   
Forteresse d’Istein

Alors que notre installation dans la forteresse d’Istein est activement menée, nous sommes  le  6 décembre 1914 appelé par le commandant de la forteresse, Türk. Nous devons procéder à la première implantation de MW près d’Ammertzwiller que nos troupes occupent. Les français ont durement attaqués. Sans plus attendre c’est à cheval en passant par Mulhouse que nous partons en direction d’Ammertzwiller. Nous laissons nos chevaux en retrait, car la route entre Bernwiller et Ammertzwiller est sous le feu de l’artillerie ennemie. Pour la première fois nous sommes confronté à la glaise des tranchées qui parcourent le village ,jusqu’aux abords des tranchées françaises. De véritables tranchées reliées les unes aux autres n’existent pas encore. Sur les points hauts et en bordure de forêt se trouvent de petits fortins que la troupe peut rejoindre par des tranchées étroites et peu profondes. Mais la plupart du temps c’est à découvert qu’il faut progresser, à travers les champs. Les balles sifflent tout autour de nous. A l’œil nu l’on aperçoit vêtus de pantalons et képi rouge, les guetteurs français à l’orée du bois de Gildwiller.






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     Lundi
7 décembre 1914   
Vermelles    

À la suite de l’assaut du 7 décembre, tout le village sera détruit, pilonné tantôt par les Allemands tantôt par les alliés. Des charges meurtrières, baïonnettes au canon et au corps à corps qui furent menées jusque dans les caves des maisons du village. Tout cela pour réussir à reprendre le contrôle d’une partie de la ville ou plutôt une partie des ruines.




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     Mardi
8 décembre 1914   
La bataille des Falklands    


La bataille navale des Falklands oppose la marine britannique à celle de l’Empire allemand au large des Malouines. Les croiseurs allemands seront anéantis par les forces de l’amiral Doveton Sturdee




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     Mercredi
9 décembre 1914 

 
Changement de tenue    


1914 est une date importante dans l’histoire des uniformes de la Gendarmerie nationale. C’est en effet à ce moment qu’apparaît la vareuse, qui est à l’origine de la tenue de cérémonie des gendarmes actuels. Vêtement de deuxième tenue dans l’instruction du 15 septembre 1907, elle devient vêtement principal dans la notice descriptive du 9 décembre 1914. Cette dernière rend applicable aux formations mobilisées de la gendarmerie la note du 27 septembre 1914 qui prescrit pour l’ensemble des troupes les éléments suivants : le képi, la vareuse, la culotte et les bandes molletières, le tout en drap bleu clair.

 



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     Jeudi
10 décembre 1914 

 
Le gouvernement rentre à Paris    


 Le Président de la République Raymond POINCARE et le gouvernement  qui étaient provisoirement à Bordeaux depuis le 2 septembre, rentrent à Paris le 10 décembre. Le Parlement est désormais associé étroitement à la conduite de la guerre.



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     Vendredi
11 décembre 1914 

 
Nouvel hôpital de Buis-les-Baronnies    


Des flots de blessés arrivent dans les hôpitaux et la prise en charge immédiate à proximité des zones des combats se révèle impossible. Le nombre insuffisant de formations sanitaires et le manque de personnel compétent contraignent à des évacuations massives et anarchiques de soldats vers l’arrière. Dans l’arrière-front, Buis-les-Baronnies devient ville d’accueil des réfugiés et des soldats. Son hôpital neuf, terminé le 30 juillet 1914, devient dès le 11 décembre l’hôpital militaire auxiliaire 114 bis.  Des femmes réfugiées aident dans cet hôpital auxiliaire 114 bis







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     Samedi
12 décembre 1914 

 
Dans les bois de Renières    

Dans les bois de Renières, commune de Seicheprey, ce jour-là, la boue est partout. Elle « envahit tout. Les vêtements, les mains, les armes. Les soldats ont des difficultés pour manier leurs fusils. Les culasses se remplissent de boue, rendant le tir très difficile, voire impossible ». Le 286e sortira de ses tranchées à 13 h 35 puis à 14 h 15, les Allemands passeront à la contre-attaque. Elle sera accompagnée d'un violent bombardement et de tirs de mitrailleuses. « Vu l'état de leurs armes, les nôtres ne peuvent qu'opposer une faible résistance et se voient dans l'obligation de reculer.  À 17 heures, le colonel donne l'ordre de repli ».
Le lendemain, le décompte des absents est effectué. Il manque à l'appel 999 hommes de troupe et 14 officiers. (La Montagne)







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     Dimanche
13 décembre 1914 

 
Une journée de supplication   

« Aujourd’hui – dans toute la France – journée de supplication pour la Patrie. Processions, avec chants de litanies et de la Très Sainte Vierge, et au Salut – devant le Très-Saint-Sacrement exposé – les invocations suivantes sont acclamées deux fois (une fois par le prêtre, une fois par tous les fidèles) (…) Ce jour de supplication pour la France, précédé d’une neuvaine de prières, et – hier – d’un jour de jeûne, a été décidé – et transmis à tout l’épiscopat français, par les cardinaux français (…) Malheureusement, retenu par la maladie, ne sortant pas, je n’ai pu que m’associer de loin à ces prières ; mais, de loin, de je m’y suis associé de tout cœur et je les ai récitées. Dieu ne demande que la bonne volonté… »







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 Lundi
14 décembre 1914
                                                                    
                                                                                                                                                                   
Max, fils de Louis Barthou


Max BARTHOU. fils unique de Louis BARTHOU s’est engagé à 18 ans dès le début du conflit. Il fut tué à THANN (Aisace) le 14 décembre.LOUIS Barthou en sera profondément affecté et s’enfermera dans la retraite quelques temps. Max  " est mort comme tant d’autres pour sa patrie, pour la France immortelle " écrit le Mémorial.                               




                                                                                                                                                     

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Mardi
15  décembre 1914                                                                      
    Le lancement de la grande offensive de Champagne    
 
                                                                                                                                                              

Etablissement sur tout le front de la guerre de position ; Les armées s’enterrent  et organisent les tranchées. La première grande offensive de la guerre de tranchées. Le temps n’est pas à la guerre en ce mois de décembre. Désormais en supériorité numérique, Français et Britanniques décident d’une offensive large, de la Somme à Verdun.  Les Allemands, bien que moins nombreux, sont bien à l’abri dans leurs tranchées. Les charges successives se cassent sur la résistance des soldats du Kaiser, entraînant des pertes lourdes dans les rangs alliés. Les troupes coloniales s’y illustreront particulièrement.







Marocains combattant en Champagne.
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     Mercredi
16 décembre 1914
                  Un crédit de 300 millions
 



Dans sa séance du jour, le conseil des ministres décide de demander aux Chambres le vote d'un crédit de 300 millions, dans le but de venir en aide aux populations des départements envahis. L'opinion publique sera unanime à approuver cette résolution. L'idée d'une aide à apporter aux régions envahies, pour les dédommager des pertes que l'invasion leur a infligées, n'est d’ailleurs pas nouvelle, comme on serait peut-être tenté de le croire




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Jeudi
17 décembre 1914
                  L'arrivée de Foch à Cambligneul
 




En ce premier hiver de guerre, les soldats s'enlisent dans les tranchées fraîchement creusées. Les généraux Joffre et Foch décident alors de tenter une offensive pour s'emparer de Lorette et Vimy et si possible, de repousser l'ennemi au-delà de la frontière. Ce jour là le général Foch arrive à Cambligneul à 8h30. La première attaque française, la Première bataille d’Artois (17 au 19 décembre 1914) échoue et entraîne la mort de 8 000 « Poilus



17 décembre - Prise du cabaret Kortekeer par le 20èCA
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Vendredi
18 décembre 1914
                   Les côtes anglaises bombardées
 

Les Anglais réagissent à leur façon après les bombardements des côtes anglaises par les croiseurs allemands. Cette réaction tout à fait « british » n’est pas surprenante. Voici ce que nous pouvons lire dans Le Figaro  " la leçon de choses donnée à Scarborough, Hartlepool et Whitby semble avoir produit sur les Anglais un effet que ne cherchaient certainement pas les Allemands. Les bureaux de recrutement ont un regain d'animation, qui leur rend leur physionomie du début de la guerre. Les Allemands qui se trouvaient sur le littoral nord-est ont été arrêtés en bloc."



 Bombardements de Scarborough
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Samedi
19 décembre 1914
                   Les étrennes du Ministre de la Guerre
 




Monsieur Alexandre MILLERAND ministre de la guerre a décidé d’envoyer des étrennes à tous les soldats sur le front. Ils recevront des colis composés de : jambon, saucisson, oranges, pommes etc.…. Il y aura une bouteille de champagne pour 4 et des cigares. Ainsi l’année nouvelle sera saluée par tous nos soldats, pauvres ou riches avec une allégresse pareille et d’aussi joyeux espoirs.



La popotte
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Dimanche
20 décembre 1914
 Les troupes indiennes

À l’aube du 20 décembre,  l’artillerie allemande pilonne les troupes indiennes ; dans la matinée, une série de mines explose sous les lignes britanniques, provoquant de nombreuses victimes. L’infanterie allemande progresse devant Festubert et est sur le point d’encercler Givenchy ; plus de 800 soldats britanniques sont capturés. Devant la menace, des renforts sont amenés en autobus afin de relever le Corps indien, disloqué. 1.3 million de soldats indiens participèrent au conflit en Europe et au Moyen Orient. Dont 140 000 en France, ils étaient arrivés par bateau à Marseille.



 
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Lundi
21 décembre 1914
La bataille de l'Aisne

142ème jour de la guerre,  97ème jour de la bataille de l'Aisne et du Nord en Belgique, une offensive énergique est prise par les Alliés et nous progressons; les Anglais reprennent les tranchées qu’ils avaient perdues; l'ennemi bombarde de nouveau Arras; des attaques allemandes sont encore repoussées devant Lihons et au sud de Noyon; violents combats d'artillerie dans lesquels nous faisons taire l'artillerie ennemie à l'Est d'Albert, au sud de Carnoy et autour de Reims; en Champagne, en Woëvre et dans les Hauts-de-Meuse, nous nous sommes emparés de plusieurs tranchées ennemies. Dans un autre secteur à Mourmelon-le-Grand les français ne réussissent pas dans l’attaque de reprise des  tranchées aux Allemands.
Bilan de cette attaque pour la journée
Pertes: officiers: 4 tués, 8 blessés, 5 disparus,
             troupe: 44 tués, 240 blessés, 278 disparus.







 
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Mardi
22 décembre 1914
L'Union Sacrée

Séance extraordinaire du parlement. Les Chambres sont réunies en session extraordinaire. Déclaration du gouvernement aux 2 assemblées par René VIVIANI président du conseil et Aristide BRIAND  président de la République proclament  à nouveau l’union sacrée et fait menton pour la première fois des buts de guerre de la France : restauration de la souveraineté de la Belgique, retour de l’Alsace-Lorraine, droit à réparations pour les préjudices subis. 







 
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Mercredi
23 décembre 1914
Edith Cavell et Nicole Girard Mangin

  Ces femmes n‘ont aucun rapport avec le  jour,  mais elles ont participé à  la première guerre mondiale. Il faut s’en souvenir.

Edith Cavell est née en 1865 en Angleterre
 En 1914, Edith Cavell crée trois autres écoles d’infirmières. Alors qu'elle rend visite à sa famille en Angleterre la Belgique est envahie par l’armée allemande, De retour à Bruxelles elle découvre que son hôpital est devenu un établissement de la Croix Rouge au service des Allemands. En 1914, elle reçoit la visite d’un membre de la résistance qui lui demande de cacher deux soldats britanniques blessés. Au total, elle va aider plus de 200 soldats français, anglais, canadiens et belges à échapper à l’occupant. Edith Cavell et son groupe furent dénoncés. Edith fut arrêtée et condamnée à mort le 11 octobre 1915 par les autorités allemandes.

Nicole Girard Mangin, seule femme docteure à Verdun
Née à Paris en 1878, Nicole Mangin, Femme médecin sous les drapeaux, son cas est unique en 1914.  Au début de la guerre, elle est rattachée à l’hôpital Baujon au service de santé civil. Missionnée au 20e régiment, elle rejoint l’hôpital thermal de Bourbonne-les-Bains, avec le grade de médecin-auxiliaire. En décembre 1914, elle est affectée à Verdun où sévit une épidémie de fièvre typhoïde. Evoluant parmi des milliers d’hommes, Nicole trouve réconfort auprès d’une femelle berger allemand, qu’elle nomme “Dun”, diminutif de Verdun. Après la guerre elle s’investit dans la Croix Rouge. Elle participe à la création de ligue nationale contre le cancer.






   
             Edith Cavell
 




                              Nicole Girard Mangin

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Jeudi
24 décembre 1914
Autour d’Ypres et en Flandre française

Le 24 décembre, en de nombreux points, les Allemands placent des sapins de Noël, avec des bougies et des lanternes en papier, sur le parapet des tranchées de première ligne. Progressivement, des chants de Noël résonnent des deux côtés et des échanges verbaux se produisent. En quelques endroits, les hommes sortent des tranchées et entreprennent de récupérer leurs morts sur le no man's land. Des événements identiques se reproduisent, à une plus grande échelle, le jour de Noël.



 
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Vendredi
25 décembre 1914

Le temps de Noël


La guerre s’est arrêtée depuis quelques heures sur la frontière franco-belge. Ils se sont retrouvés entre les deux lignes de tranchées : des soldats allemands, britanniques, français. Ils ont oublié les fusils, les canons… Ils les ont oubliés le temps de Noël.



                  Quand le football réunit les peuples » le 25 décembre 1914

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Le calendrier de l’Avent est terminé.

Dans quelques jours nous quittons 2020, drôle d’année,  impossible de serrer dans ses bras ceux que nous aimons,
 fini l’accolade ou la bise à l’Ami,  les réunions entre copains, les voyages,  les repas  et  les loisirs.
Tournons le dos à 2020 et rentrons dans 2021 avec une lueur d’espoir
Passez de bonnes Fêtes de Noël en famille. A très bientôt

                                                                                                                          Georgette BOISSON MEIGNEN
  

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